mardi 1 mai 2012

joli mois de mai


j'y pense et puis j'oublie
je cours et puis je respire
entre ce qu'il faut faire de suite
et ce qu'il faut prévoir pour bientôt


et si ... enfin ? la vraie inspiration était au bout de ce printemps !
il aura fallut tout ce temps là pour reprendre le souffle, et encore ? les larmes montent parfois, des fois ...
je peux laisser couler sans crainte de rougir mes yeux
d'autant qu'elles ne ternissent plus mes lentilles : j'ai aussi accepté d'y voir ... de près avec l'oeil droit, de loin avec l'oeil gauche 
 si seulement la lisibilité des temps à venir était aussi simple.


je me suis d'abord réjouie de ce temps gris, chargé d'eau nécessaire à revivifier la verdure, le soleil embaumait la cuisine avec la dernière confiture d'orange et les tulipes faisait leur festival.
nous avions profité d'une belle journée pour redonner sa superbe au jardin blanc ...

et puis les impératifs professionnels venus d'outre-atlantique m'ont absorbé tout mon temps, cheese factory must be nickel for the date ! un bel enjeu qui m'a donné la chance de connaitre, une belle rencontre sous le signe du devoir et de l'émerveillement, un échange d'humanité.
aprés un mois de mars estival, les giboulées nous ont été servies en avril !

c'est entre deux averses que nous avons posés les semis : fleurs blanches et cosmos pour l'enclos blanc, sweet pea et ipomées pour les carrés des sauges, fleurs sauvages dans l'ombre du tilleul
et fleurs d'été autour de la cabane du potager en construction


il a plu comme vache qui pisse et pourtant à la faveur du soleil couchant, j'ai fait le tour du jardin, le vent avait balayé les nuages; la lumière annoncait le joli mois de mai

samedi 11 février 2012

le temps d'un hiver

considérons l'hiver comme un passage
un pont d'une année à l'autre
un dégagement du temps
une traversée des époques
c'est le moment de songer à la voie ...

mon humeur est naturellement liée au barometre
et particulièrement ces derniers jours ... je me découvre une prédisposition à l'hibernation

...
la météo, avec ses 5000 collaborateurs qui travaillent pour nous donner des prévisions qui la plupart du temps n'ont absolument rien à voir avec ce qui va se passer. de vous à moi bien franchement qu'ils soient cinq mille ou cinquante , qu'est-ce que ça changera !
"certes, où est la tolérance ?
je vous répondrais la chose suivante :
- "chaque hiver, la neige tombe. pourquoi faut-il toujours trois jours pour déneiger les routes ? la météo, avec tous les moyens dont elle dispose ne peut-elle pas passer l'info ne serait-ce que douze heures avant à tous les services qui déneigent ?"
il y a de quoi se poser des questions, surtout en connaissant le niveau d'organisation de nos diverses administrations.
dde, mairie, communauté de communes, département, région, drire, sécurité civile, pompier, armée, gendarmerie, semblent tous vivre les uns à côté des autres sans jamais être connectés, sans ensemble cohérent, sans jamais partager l'information essentielle.
quand on pense que toutes ces structures existent. seule, la communication défaille !
pour en finir avec l'information, dans les différentes interventions* que je peux réaliser, je* dis souvent :
"éteignez télévision et radio pendant une semaine, vous allez voir comment vous allez vous sentir plus léger, moins agressif, moins stressé, plus serein,
- en sachant que s'il y a un jour une guerre vous serez toujours informé par le copain au bureau,
- en sachant que jamais les impôts, les factures d'eau, d'électricité, de gaz, ou votre facture d'essence ne baisseront à long terme.
et surtout en se disant :
mais quelle est l'information , qui demain va avoir réellement une incidence dans ma vie de tous les jours ? moi ? laquelle ?
l'équipe de france championne du monde de football, le crash de l'avion présidentiel polonais, la mort de mickael jackson, les 35 morts d'un attentat en israël ou au liban ? qui vraiment change quoi ?

j*'ai eu la chance il y a quelques années de passer une soirée à Beaune avec le comédien lambert wilson. comme arsène wenger l'entraîneur de club de football d'arsenal, ils incarnent dans leur profession respective, des hommes à part, avec la classe, le respect, le bon esprit en plus.
quand on pose la question à lambert, de ce qu'il pense de l'émission "plus belle la vie" il répond :
"je ne suis pas familier. leur scénario relève du trip de midinette ! c'est souvent bêta, invraisemblable et superficiel"
mais alors pourquoi regardez-vous la télé ?
"je cherche les réponses à mon besoin quotidien de savoir ce qui se passe dans le monde, mais je sais que chaque chaîne exploite un angle très spécifique qui correspond à un public très spécifique"
tout est dit.

Voyageur du monde, dis-moi comment sera demain
"chaque homme a ses rêves"  Par Olivier Tatin * auteur des propos ... 

et c'est exactement ce que je voulais dire !


je peux regarder les oiseaux aller et venir à la mangeoire sans jamais me lasser,
je peux imaginer ce que deviendra le jardin aprés l'hiver
je peux rêver à ce que sera l'été

vivre au plus prés du rythme des jours

je peux enfin classer la montagne de papiers qui couvre mon bureau

je peux revenir vers mon ordi tout beau, tout propre, tout performant avec son tout nouveau W7
je m'occupe à remuer du bois, j'évite de cuisiner, manger doit passer au second plan mais c'est une autre histoire ...


lundi 30 janvier 2012

tu aurais pu te brosser, martine !

presqu'une seule fois le petit matin avait des airs de temps d'hiver ... givré, brumeux, froid et sec ! alors à défaut de blanc, c'est les gris du ciel qui se font la part belle du spectacle ombre brulée, gris de payne, gris souris gris acier    gris anthracite gris de maure gris taupe gris tourterelle gris de lin gris brun gris fer gris perle  gris tourdille  ...
 
 contraste avec le vert tendre du blé. 
par ici les anciens se rappellent qu'en 56, il a fait froid à partir du 28 janvier ... et jusqu'au 13 mars, il gelait encore.!.
les blés avaient gelé cette année là.
en attendant l'hiver, nous chantons !
 Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoûte et me fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage,
Car le plus grand amour qui me fut donné sur terre
Je le dois au mauvais temps, je le dois à Jupiter,
Il me tomba d'un ciel d'orage.
orage - brassens

réunis autour du four à pain, prétexte pour un festin

le four à pain est dans la cuisine de la grande métairie, entièrement rénové, il est chauffé une semaine par an ... une chauffe par jour, du mardi au dimanche, jour de fête. et dans le four encore trés chaud ... 
 
les tartes aux pommes et le jambon vont caraméliser.

alors si j'enrage de ne rien oser faire au jardin ... il est de ces moments qui méritent d'être vécus.
à se raconter nos vies dans un coin de canapé ou devant la cheminée, il est bon d'oublier ces choses que le quotidien nous pousse à faire ... cet infernal engrenage de la routine.

souvent à la Sainte-Martine, l'hiver reprend dès mâtines.
prends garde à la Sainte-Martine, car souvent l'hiver se mutine.

oh rage oh désespoir, le printemps n'est pas pour demain

les fleurs, les feuilles, les arbres. des fleurs qui s'apparentent à des plumes, des plumes qui font penser à des lyres, des roses, des dahlias, des boutons-d'or, des buissons ardents, des pommes, des cerises, des lilas. d'aspect duveteux, sensuel et chaud. des matières souples, riches, limpides. de quoi est faite la sève qui irrigue la végétation de ces compositions imprévues ?
les couleurs triomphantes, les formes surtravaillées, avec de plus en plus de finesse, se posent, se superposent. il y a du tigré, du moucheté, du velu, du chevelu,du rayé, de l'écailleux, du cachemire, des pois, du bariolé, dans les tableaux de séraphine. on dirait que ça ondule dans les nervures, que ça vibre dans la ramure, que ça grouille dans les fleurs, dans les arbres, les feuilles, les fruits. des insectes, des oiseaux, des plumes, faisans, paons, pintades apparaissent, se bousculent. séraphine fait vibrer les teintes, superpose les couches, les empâtements. elle se permet tout. 
séraphine, françoise cloarec.


dimanche 8 janvier 2012

le roi n'était pas notre cousin !


il était un de ces moments d'exception duquel dégage une telle magie que naissent des milliers d'étoiles dans les yeux des enfants.
passer des instants difficiles où les souvenirs donnent un brillant humide à nos yeux nous rapprochent même si parfois la force des semblables nous tient à distance. quand enfin nous voilà rassemblées, c'est en communion avec ce qui nous a construit.
encore là je relis ce post de fanny "de quoi je me mêle" et c'est en regardant l'adulte qu'elle devient que je comprends que tout était déjà là en place, que malgré tout ça vaut la peine de pétrir, chérir, réfléchir parce que les enfants, ça ne trompe pas énormément !
extrait : Comme je suis une mère parfaite qui sait tout de la vie parce que j'ai des idées très arrêtées qui sont forcément les meilleures vu que ce sont les miennes, je vais te donner un petit  conseil plein de bon sens, si tu veux éduquer tes enfants dans l'harmonie, la grâce et le beunheur.

Tu crois que tes enfants sont des petits clones de toi (mais en mieux, encore, car au lieu d'avoir eu ta mère comme mère, ils t'ont toi, c'est à dire une sorte de perfection divine incarnée), et ben tu te trompes. Tu te mets le doigt dans l'oeil et comme tu t'es pas lavé les mains après t'être curé le nez tu vas avoir une belle conjonctivite.
J'ai longtemps cru que mes enfants, mal elevés par une gaucho anarchiste notoire à vague tendance constestataire rebelle, seraient forcément des futurs peace and lovers eleveurs de chèvres dans le Limousin.
 avec l'aimable autorisation de copier_colléer ... de quoi je me mèle
malgré la grisaille de ces derniers jours, la différence est perceptible : les jours rallongent, un peu, d'un pet de geai depuis noël. cela fait des mois que je regarde à peine le jardin par la fenêtre, enfin, j'ai senti le pouvoir et l'envie d'y aller, la force et la faculté d'entreprendre, alors je l'ai fait ! j'ai enfilé ma tenue préférée jean_t-shirt_sweat_pull_barbour, je suis descendue au potager rattraper la bérouette qui gisait là, et tout bien considéré, je devais commencer par un tâche urgente en cette saison : débarrasser le sol des feuilles mortes
 
qu'est-ce qui est préférable : être sourd ou être aveugle ? il vaut toujours mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade ! il y a des évidences qu'il est impossible de nier au risque de paraitre niaise. il est des richesses qui sont bien peu de choses en regard de la richesse de cet instant là ...
- regarder ... ne pas se précipiter
- humer, et reconnaitre étonnée ... sans confusion extraire
- exploser de joie, partager la fierté, le savoir ... être.
reines pour quelques instants sacré.
parce que nous le valons bien !
 il faut les débarrasser de la terre (certes trés odorante)
il ne faut pas risquer de les casser.
il faut les faire tremper dans une eau claire quelques heures
puis doucement les caresser avec la brosse à ongles pour enfin admirer le grain du diamant noir.
toujours nous redonnons à la terre cette eau chargée de belle terre truffière
pour dresser les chiens truffiers, on donne à manger de la truffe
est-ce que les chats deviennent truffiers à boire cette eau ?

le gâteau qui devait faire bonne figure de couronne avait refroidi avant de recevoir son glaçage ... tant pis quelques écorces d'orange confites l'habille élégamment ... 
 
est-ce que l'excuse sera considérée comme bidon ? on ne crains rien quand le roi n'est pas son cousin !

lundi 2 janvier 2012

bon' (début) d'année

j'ai passé la soirée avec Christophe Lambert
cette année finie,  j'en avait soupé des ennuis, du goût parfois amer que la vie peu parfois laisser.
avec un début de vieillerie constatée, il était temps de prendre des mesures.
cette soirée était l'occasion rêvée de vivre autre chose.
j'aspirais au calme, à la négligence aussi m'étais-je promis une soirée relax !

début de soirée, je m’apprêtais à surfer sur la toile quand l'appel du ventre me fis prendre une autre direction. en effet comment manier les baguettes, aligner wasabi, ginger et sushi et cliqueter des dix doigts sur le clavier ? je devait envisager quelque chose de plus passif.

à cet instant, tout bascule : changer sa manière de vivre, de voir les choses, partir à l'aventure, vivre au jour le jour,
 j'ai fini par me blottir dans mon lit, il était 20h30 samedi 31 décembre, j'avais aimé le livre : le lièvre de Vatanen, j'ai aimé le film, un beau voyage au pays de la neige ... et sans attraper froid, sauf que les sushi était à peine décongelés !


au lendemain de cette mémorable soirée, une année nouvelle s'ouvrait avec derrière le lever de rideau le déjeuner du jour de l'an.

    -- Ah ! quel beau matin que ce matin des étrennes !
    Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
    Dans quelque songe étrange où l'on voyait joujoux,
    Bonbons habillés d'or, étincelants bijoux,
    Tourbillonner, danser une danse sonore,
    Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
    On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
    La lèvre affriandée, en se frottant les yeux...
    On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
    Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
    Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
    Aux portes des parents tout doucement toucher...
    On entrait !... Puis alors les souhaits... en chemise,
    Les baisers répétés, et la gaieté permise.
                        Arthur RIMBAUD, extrait des « Etrennes des orphelins »


 que reste-t-il à offrir à ceux qui ont déjà tout
à ceux dont les projets s'amoindrissent
ce qu'il y a de tellement précieux : du temps partagé
avec le souci de faire plaisir, de rire, de créer du lien, de nourrir
cela s'appelle un cadeau dématérialisé ... de 7 à 77 ans, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses ! et par définition, en offrant des cadeaux dématérialisés, on peut réduire les déchets. alors pensez-y qu'ils disent !
facile à dire, moins facile à faire et encore moins à faire apprécier.

 


alors en vrac, j'ai offert :
un panier de légumes par mois
une promenade en forêt
faire du pain
un soin des ongles
une journée jardinage
une soirée au théatre
un fish-spa
une barbie vintage
cinq propositions au choix pour chacun
une cocotte pour trouver son inspiration
... j'attends
je sais qu'il y aura déjà une sortie en ville, une soirée bowling, un saut en parachute ? ...
et qu'est-ce qu'on mange ?

lundi 26 décembre 2011

ensemble, c'est tout

cette année, c'est arrivé sans fanfare ni parade, comme par hasard ... Noël était le 25 Décembre
petit à petit, les désirs et les sentiments ont pris place.

il y avait eu la déception de ne pas trouver de sapin, la résignation en forêt devant tous ces petits sapins qui bientôt deviendront grands et finalement, un ravissant nordmann trouvé avec les croquettes des chats ...
du partage et du rire quand nous avons cuisiné non pas un foie gras mais un et deux et trois et quatre foie gras (pour 4, ça va !?)
de la simplicité tant qu'aux agapes : un carré de  chevreau en cocotte parfumé au romarin, quelques pommes de terre et une poignée de cèpes, le petit jésus en habit provençal.

un cabécou rôti sur une salade de mache à l'huile de noix et pour finir la glace juste sortie de la sorbetière, festina lente et du tùron émiétté. mais, terrible mimi qui ne savait que faire de sa soirée de vendredi nous avait préparé : une bûche aussi  ! le moelleux du biscuit ferait saliver plus d'un patisssier.
aprés la première flute de champagne le traditionnel échange de cadeau faisait scintiller les yeux d'émerveillement.
la magie de Noël était entrée.
nous avons visité les notres aux trois coins du département, joyeux Noël, joyeux Noël, il fallait y croire pour le voir.

JoYEUX nOËl d'esprit et de lumières.